La 12ᵉ édition du Paris Vinyl Sale se tiendra le dimanche 17 mai 2026 au Bastille Design Center, dans le 11ᵉ arrondissement de Paris. Organisé par l’équipe de Paris Loves Vinyl, l’événement réunira plus de 50 000 disques proposés entre 2 et 10 euros par une cinquantaine de vendeurs, avec une fréquentation attendue de plus de 3 000 visiteurs sur la journée.

À la tête de l’événement, Denis Dantas poursuit depuis plusieurs années un travail de démocratisation de la culture vinyle à Paris. Avec Paris Loves Vinyl puis Paris Vinyl Sale, il a accompagné la transformation d’une scène autrefois dominée par les collectionneurs spécialisés vers un public plus large et plus diversifié. « Cela nous a permis de créer une véritable communauté, composée de nombreux jeunes et d’une clientèle beaucoup plus féminine », expliquait-il récemment à Canal Nuvo, soulignant l’élargissement générationnel qui accompagne le regain d’intérêt pour le disque en France.

Dans la continuité des précédentes éditions, les disques brésiliens devraient occuper une place centrale dans les bacs. Entre bossa nova, MPB, samba, samba-funk et raretés psychédéliques, ces esthétiques figurent parmi les plus recherchées par les diggers internationaux. Spécialiste reconnu de la scène musicale brésilienne, Denis Dantas, qui a effectué une vingtaine de voyages au Brésil au cours de la dernière décennie, avait déjà évoqué dans un précédent article de Canal Nuvo trois albums essentiels de sa collection personnelle.

Il cite notamment Nuvens de Tim Maia (Seroma, 1977), emblématique de la période « Racional », où le musicien mêle soul, funk et samba dans une esthétique devenue culte auprès des collectionneurs. Il mentionne également l’album éponyme d’Arthur Verocai (Continental, 1972), longtemps resté confidentiel au Brésil avant d’être redécouvert par les DJs et producteurs internationaux, aujourd’hui devenu une référence du digging et du vinyle d’archive. Enfin, Deixa Eu Dizer de Claudia (Odeon, 1973) illustre une autre facette de la musique populaire brésilienne des années 1970, redécouverte plus tard par les collectionneurs pour la finesse de ses arrangements et de ses harmonies.

Au-delà de sa dimension commerciale, Paris Vinyl Sale s’inscrit dans un mouvement plus large de revalorisation du vinyle dans l’industrie musicale. Longtemps relégué au rang de support de niche, il connaît une dynamique de croissance continue depuis plus de dix ans. Selon l’IFPI (Fédération internationale de l’industrie phonographique), le vinyle a enregistré une hausse de 4,6 % en 2024, soit sa 18ᵉ année consécutive de progression.

À contre-courant du reste du marché physique, il demeure le seul format en croissance, alors que l’ensemble des supports physiques — CD et cassettes audio (K7) — a reculé de 3,1 % sur la même période, après une forte hausse en 2023 (+14,5 %). Porté par la nostalgie autant que par une nouvelle génération de mélomanes attachés à l’objet et à l’écoute analogique, le disque s’impose désormais comme un marqueur culturel à part entière. Dans ce contexte, les foires comme Paris Vinyl Sale jouent un rôle clé dans la circulation des œuvres, la transmission des cultures musicales et la redécouverte de catalogues oubliés.

L’événement proposera également un espace dédié au rachat de collections, incluant vinyles, CD, DVD, matériel hi-fi, platines DJ, affiches et objets vintage liés à la culture musicale.

AGENDA

Date : dimanche 17 mai 2026
Horaires : 10h – 18h
Lieu : Bastille Design Center
Entrée : 8 € (billet prioritaire recommandé pour éviter l’attente)

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